Les traces de notre histoire viticole remontent en 1705

Famille Robert en 1903
(Honoré et Caroline, Berthe et Armand, Léon)

Nos aïeux s’appelaient Bonnemain, Lécuriot, Robert. Ces familles de terre et de vin, travaillaient la vigne, les champs, tout en ajoutant une activité de négoce en vins, notamment avec le bordelais.

Puis la famille Robert occupa une place passionnée, engagée et dévouée dans l’histoire champenoise.

En effet suite à la mise en place en 1908 de la législation relative à la délimitation du « droit à l’appellation champagne » qui excluait l’Aube de l’aire d’appellation, l’indignation grandissait dans le vignoble. Armand Robert prit une part importante dans cette longue et âpre lutte. Il fût le « bras droit » de Gaston Cheq, créateur en 1911 de la ligue de Défense des Vignerons de l’Aube, pour la réintégration de l’Aube en Champagne.

Par ailleurs, le phylloxéra (1888 à 1912) ainsi que la guerre de 1914-1918 ruinèrent le vignoble de notre village.

La famille Lécuriot, propriétaire alors de près de 7ha de vignes, perdit ses deux fils durant cette guère. Leur fille Julie épousa Léon Robert, qui par miracle s’en sorti vivant, fils unique d’Armand et héritier de 3 hectares de vignes. Ainsi les biens des deux familles s’unifièrent.

En conservant cet esprit d’initiative et de dévouement pour l’intérêt général, Léon Robert poursuivi l’action de son père dès 1919. Maire de Viviers sur Artaut, Président des Vignerons de l’Aube et Vice-président du Syndicat Général des Vignerons de Champagne des années durant, Léon Robert participa aux accords de 1927 concernant la délimitation du vignoble champenois, dans laquelle l’Aube retrouvait toute sa place.

Les mauvaises récoltes successives dues aux gelées de printemps, puis à la seconde guerre mondiale de 1939-1945, entraînèrent la désertification des communes viticoles. Viviers sur Artaut ne comptait plus que 66 habitants et 11 hectares de vignes… friches et broussailles envahirent le finage.

Armand Robert

Léon Robert

Alors que le vignoble Aubois sombrait peu à peu une opportunité s’offrit à elle : la Société d’Aménagement des Friches de l’Est (S.A.F.E.), créé par Edgar Pisani.

Maire de Viviers sur Artaut et véritable visionnaire, Léon Robert saisi l’opportunité et la commune de Viviers sur Artaut devint « pilote-témoin » pour les travaux de réaménagement indispensables à la survie « des terres en friche de l’Est ». Ainsi un secteur viticole de 90 hectares de terres en « appellation Champagne », dont la composition du sol et exposition répondaient aux critères nécessaires pour l’obtention d’un vin de grande qualité, résultait de ce considérable chantier de près de 400 hectares.

Précurseur, Léon Robert à l’aide de sa fille Paulette et de son gendre François Poupet, entreprit de nouvelles plantations de vignes, et produisait alors du « Vin Nature de la Champagne » rouge, blanc et rosé.

La champagnisation à cette époque était rare dans l’Aube et c’est en 1974 que sa petite fille Françoise et son époux Gilles Grandpierre, fils de vigneron Marnais élaborèrent le premier champagne de la famille sous l’œil passionné de Léon

Françoise et Gilles Grandpierre

Les deux noms de famille Robert et Grandpierre se marièrent naturellement pour créer la marque de champagne ROBERT-GRANDPIERRE. Une marque, une maison qui a prospéré grâce aux compétences oenologiques et à la volonté entreprenante de Françoise et Gilles Grandpierre.

Paulette et François Poupet, Jeanne Robert, Françoise, Gilles et Vincent Grandpierre

Les générations se succèdent

Et fort de ce beau passé vigneron, enrichi au fil du temps par le savoir transmis et l’observation, Vincent Grandpierre à l’inspiration et créativité singulière amène aujourd’hui les champagnes Robert-Grandpierre dans une quintessence effervescente.

Vincent Grandpierre

La maison Robert-Grandpierre et son terroir

“Il n’est de grands vins sans bon terroir, il naît d’un bon terroir de grands vins”

“Il n’est de grands vins sans hommes, il naît des hommes de grands vins”.

Vincent Grandpierre

C’est dans la terre que la vigne vient puiser ses ressources, et ainsi en extraire toutes ses richesses.
L’homme prend soin de la vigne pour qu’elle puisse s’épanouir dans les meilleures conditions.
Le terroir et la main de l’homme sont donc primordiaux quant à l’obtention d’un raisin de grande qualité.
S’ensuit le subtil travail de vinification, où savoir et connaissances deviennent les clefs du passage d’un noble raisin en champagne d’excellence.

En champagne sud, au coeur de la Côte des Bar, Viviers sur Artaut et son remarquable point de vue, est reconnu comme étant un de ces merveilleux terroirs champenois. En 1705, notre famille cultivait déjà la vigne sur ces beaux côteaux. C’est en 1974 que la marque de champagne Robert-Grandpierre naquit.
Aujourd’hui sur une superficie de 8 hectares, récoltant-manipulant, du travail de la vigne à l’élaboration oenologique, la maison ROBERT-GRANDPIERRE au sein du Prieuré de Viverie est heureuse de vous accueillir.